Épisode

S03E14-"Un monsieur charmant ... il dit toujours 'Bonjour' ..."

Date de séance : 2026-08-25

Brindle ouvre les yeux dans une vaste salle sombre. Face à lui, un Amnizu derrière un bureau couvert de registres. AMNIZU : Nom ? BRINDLE : Brindle Marette. AMNIZU : Cause du décès ? BRINDLE : Les connards. AMNIZU : Pardon ? BRINDLE : Les BEERS. L’Amnizu s’arrête d’écrire. AMNIZU : Ah… eux. BRINDLE : Vous les connaissez ? L’Amnizu désigne une énorme pile de dossiers. AMNIZU : Tout ça, c’est eux. BRINDLE : Les connards. AMNIZU : C’est également l’appellation utilisée dans plusieurs rapports. Il ouvre un registre. AMNIZU : « Violence imprévisible, diplomatie expérimentale, forte tendance à transformer une situation simple en catastrophe. » BRINDLE : Voilà ! Exactement ! AMNIZU : Que faisiez-vous lorsqu’ils vous ont tué ? BRINDLE : Mes affaires. AMNIZU : Légales ? BRINDLE : … AMNIZU : Monsieur Marette ? BRINDLE : Non. AMNIZU : À quel point ? BRINDLE : Sur dix ? AMNIZU : Oui. BRINDLE : Onze. L’Amnizu note quelque chose. BRINDLE : Mais ça n’excuse pas ces connards ! Ils arrivent, je pensais les cueillir comme des fleurs mais ils sont aussi idiots qu’ils sont résistants, j’aurais dû tuer les deux autres ! Peu importe les ennemis ou les pièges que j'avais préparés, ils s'en sortaient toujours, même des pieux de la taille d'un Gobelin avec agrandissement ne les arrêtaient pas, par contre je me suis assuré qu'ils en aient bien profité ! ! ! AMNIZU : « Escalade collective spontanée. » Cas classique. BRINDLE : Et la naine là... AMNIZU : Bredah ? Brindle le fixe. BRINDLE : Vous connaissez même son nom ?! L’Amnizu sort un dossier beaucoup plus épais. AMNIZU : Bredah, connue sous le nom de la Hurlehache, violence à répétition, décapitations excessives, ivresse sur la voie publique et curiosité sur les mystères de la nature. BRINDLE : Cette folle m’a regardé comme si j’étais déjà mort ! AMNIZU : Techniquement… AMNIZU : Elle avait raison, mais je suis loin d’avoir dit mon dernier mot ! Silence. BRINDLE : Vous êtes un sacré connard vous aussi. AMNIZU : Merci. Il écrit. BRINDLE : Qu’est-ce que vous notez ? AMNIZU : « Agressivité persistante après décès. » BRINDLE : Oh allez-vous faire— L’Amnizu montre une pancarte : « Toute insulte envers l’administration infernale peut aggraver votre peine. » Brindle se rassoit. BRINDLE : Charmant endroit. AMNIZU : Merci. Brindle hésite. BRINDLE : Ils peuvent venir ici, les BEERS ? L’Amnizu relève lentement les yeux. AMNIZU : Nous préférerions éviter. Brindle sourit. BRINDLE : Vous avez peur. AMNIZU : Je suis un Amnizu. Je garde les portes de l’Enfer. Je ne ressens pas la peur. BRINDLE : Attendez qu’ils arrivent. L’Amnizu fronce les sourcils. BRINDLE : Vous allez leur expliquer vos lois, sortir vos contrats… Il mime quelqu’un lançant un dé. BRINDLE : Et l’un de ces connards demandera : « Je peux défoncer la porte ? » L’Amnizu regarde lentement l’immense porte infernale derrière lui. AMNIZU : Pourquoi ferait-il ça ? BRINDLE : Parce que pendant que vous expliquerez que c’est impossible… Il se penche vers lui. BRINDLE : Ils seront déjà derrière vous. L’Amnizu se retourne brusquement. Personne. Brindle éclate de rire. BRINDLE : AH ! Je vous ai eu ! L’Amnizu prend son tampon. AMNIZU : Cercle numéro sept. BRINDLE : QUOI ?! Deux diablotins l’attrapent. BRINDLE : C’EST DE L’ABUS DE POUVOIR ! AMNIZU : Nous sommes en Enfer. BRINDLE : JE VAIS PORTER PLAINTE ! AMNIZU : Auprès de qui ? Les diablotins l’emportent. BRINDLE : BANDE DE CONNAAAAAARDS ! L’Amnizu soupire, puis regarde la grande porte derrière lui. Un long silence. AMNIZU : …renforcez quand même la porte.
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