Épisode

S03E15-"Ce n'est qu'un au revoir"

Date de séance : 2026-09-01

Fillette : Vous avez finis? Vous voulez boire quelque chose? Castiel : hm- oui! merci, je prendrais bien une Bière pour une fois! Fillette : Dites, vous écrivez quoi? Moi, mère chêne m'a appris à écrire mon prénom! Jpeux vous montrer? Castiel : Bien sûr vas-y ! Castiel lui tends une feuille et sa plume et la laisse écrire. Castiel : Wouaw! C'est une superbe écriture que tu as là, je devrais peut-être te laisser écrire mes chroniques à ma place! Fillette : Les chro- Castiel : C'est une histoire! Fillette : C'est quoi l'histoire? Castiel : Tu veux que je te la lise? Fillette : Oui! Castiel : Vient, assied toi. Le jour s’était levé, et avec lui approchait enfin l’heure tant attendue de ma libération. Je sens déjà vos regards se poser sur ces lignes, même à travers le papier. Et laissez-moi vous dire une chose : si jugement il doit y avoir, je vous prierai de vous rappeler que vous n’avez point eu, comme moi, le privilège de passer autant de temps auprès de ces énergumènes. Alors oui, peut-être que certaines de mes décisions peuvent paraître discutables. Mais croyez-moi : lorsqu’on passe suffisamment de temps à leurs côtés, on apprend à louer la solitude. L’heure était donc venue de préparer leur départ. La destination ? Eh bien, si vous le leur demandiez, ils vous auraient répondu très simplement : Le Nord. Par un temps aussi frais, se refaire une garde-robe adaptée aux températures à venir était donc une priorité. Et puis, il fallait bien songer à remplir nos bourses, si généreusement vidées par ce très cher et aimable Brindle. Ce matin là, Varek eut l'amabilité de nous rendre visite. Et, à notre grande surprise, il semblait d'excellente humeur. Pimpant, souriant, presque trop heureux de nous voir. nous nous empressâmes donc de lui annoncer une merveilleuse nouvelle : nous avions décidés de rester encore quelque temps en ville. Je vous laisse imaginer son visage. Son sourire disparut peu à peu, remplacé par une expression que je qualifierais volontiers de mélange entre l'inquiétude, la résignation et le profond regret de nous connaître. Quoi qu'il en soit, Varek n'était pas venu les mains vides. Il nous avait apporté plusieurs présents, et nous découvrîmes bientôt que lui et un mage, dont, j'avoue avoir oublié le nom, étaient allés fouiller le bureau du gnome et en avaient rapporté quelques trouvailles fort intéressantes. Nous eûmes donc le plaisir d’entendre tinter plusieurs milliers de jolies pièces d’or avant de les voir disparaître, comme par enchantement, dans nos poches. Divers documents furent également récupérés, dont certains semblaient revêtir une importance plus ou moins grande. Quant à Bredah, elle eut droit à une chope de bière… disons, particulièrement généreuse. Si, un jour, vous entendez parler d’une personne arrosée par un jet de bière aussi puissant qu’une cascade, sachez que la naine en était probablement responsable. Pour ma part, je repartis avec la connaissance de l’existence d’un dossier un peu trop complet à mon goût, ainsi qu’avec une proposition d’embauche qui tombait fort à propos. J’ai toujours eu horreur du froid. Aller me cailler les miches dans le Nord ne figurait donc pas exactement parmi mes projets. Mais accepter pareil emploi avait également un coût : ma liberté. Je pense néanmoins y rester quelque temps. Juste assez pour remplir mes bourses avant de… disparaître. J’en déciderai le moment venu. Une chose était toutefois certaine : l’identité que j’arborais jusqu’alors devait disparaître elle aussi. Après m’être fait prendre à duper des gardes, avoir arnaqué un pauvre marchand et, pour finir, m’être fait passer pour un duc, disons que le nom de Castiel n’aurait probablement pas fait long feu à Luskan. Il était donc temps de tourner la page. Une chose me contrariait néanmoins : je n’aurais pas l’occasion d’assister aux prouesses de notre cher Raizen en matière de rendez-vous galant. Pendant que nous nous escrimions à vendre certaines choses pour pouvoir en acheter d’autres, ce dernier jouait les jolis cœurs auprès d’une charmante dame nommée Salty. Ce que nous apprîmes plus tard, c’est qu’elle n’était autre que la sœur de ce cher Pete. Vous n’imaginez pas nos têtes lorsque ce grand gaillard entra dans une colère noire en nous entendant parler de notre ami parti en rendez-vous avec sa sœur. Je soupçonne d’ailleurs cette très chère Elyanne d’y avoir pris bien davantage de plaisir qu’elle ne voudra jamais l’admettre. En parlant d’elle… Je dois avouer avoir quelques inquiétudes concernant son état. Ce matin-là, son pouls était encore présent, mais quelque chose en elle semblait avoir changé. Et plus la journée avançait, plus j’avais l’impression que la druidesse peinait à se mouvoir. On aurait dit une marionnette de bois mal articulée. Je me doute que l’absence de son masque a dû provoquer quelques changements chez elle. J’espère simplement qu’ils parviendront à trouver une solution avant qu’il ne soit trop tard. J’ai beau les trouver exécrables, je n’en pense pas moins que la perte de l’un des BEERS serait regrettable. Ils m’ont attiré davantage de problèmes que je n’étais venu en chercher, moi qui m’étais naïvement dit que rejoindre un groupe d’aventuriers serait surtout un bon moyen de bénéficier d’une certaine protection et d’éviter de finir derrière les barreaux. J’ai certes eu la chance d’être protégé. Mais j’ai également eu la malchance de… Être confronté à des anguilles sur pattes. Comater deux décades. Perdre mon équipement. Compter des mouettes. Être enfermé dans un Mimic. Me prendre un pieu. Perdre mon cheval. Et j’en passe. Mais malgré tout… Et je pense que bien des gens seront d’accord avec moi… Ces espèces de dégénérés vont me manquer.

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